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Sciences Humaines et Mangas

ATRAIL, comment reprendre une vie normale après l’apocalypse (T.1)

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Présentation de l’oeuvre

ATRAIL -ニセカヰ的日常と殲滅エレメント- alias ATRAIL, comment reprendre une vie normale après l’apocalypse est un shonen naissant d’une collaboration entre Gorô Taniguchi (scénariste) et Akihiko Higuchi (dessinateur). Pour les fins connaisseurs, Gorô Taniguchi est le réalisateur du renommé Code Geass, c’est pourquoi ATRAIL a généré beaucoup d’engouement quant à sa sortie au Japon et en France. De plus, l’avantage de cette série, est qu’elle est composée de seulement 6 tomes, et dont la parution est régulière. Nous pouvons dès lors remercier les éditions Doki Doki pour avoir publier ce manga en FR. 

Synopsis :

Choyé par une mère aimante et entouré de camarades sympas. Iori Shijima est un lycée ordinaire qui ne rêve que de mener une vie plan-plan. Mais c’était sans compter sur l’apparition soudaine dans le ciel d’un mystérieux objet cubique nommé « Atrail » qui va venir bouleverser la normalité de son quotidien pépère. Dès cet instant, Iori va devoir faire face à des défis qui le dépassent et sauver le destin de l’humanité…

Présentation des personnages :

 

Iori Shijima

Lycéen

Aspire à la banalité, mais le monde a besoin d’un héro…

 

Mère de Iori

Job Position

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Ami de Iori

Job Position

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Frère de Iori

Job Position

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Garde du corps de Iori

Job Position

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Un premier tome dynamique dans sa structure

Avec la pluralité d’ouvrage à notre époque, il est de plus en plus difficile de se démarquer de ses prédécesseurs par son prochain, tant par le scénario que par la technicité visuelle. La politique des maisons d’édition, forçant également la main quant à la rapidité d’exécution, la qualité du travail n’en est que compromise (ou du moins pour les jeunes professionnels).

Akihiko Higuchi, mangaka encore méconnu, a su relever le défi avec la collaboration du renommé Gorô Taniguchi. Nous pouvons dès lors ressentir un réel travail sur le rendu visuel de cette oeuvre. L’agencement des cases se veut original et dynamique, que ce soit au niveau des découpes non-linéaires fluidifiant la narration, qu’à travers la mise en avant des protagonistes principaux à l’extérieur des cases, créant ainsi une césure avec le déroulement de l’histoire.

Dans l’ensemble, la réalisation des paysages est pertinente. Elle transmet les éléments nécessaire à la compréhension du lecteur, et instaure une ambiance générale. Akihiko Higuchi alterne, de manière régulière, les prises de vue panoramique, plongé ou contre-plongé accordant une certaine mouvance au récit. Nous pouvons aussi lui reconnaître une certaine cohérence au niveau des expressions faciales des protagonistes principaux qui peuvent paraître un tantinet « fade » et l’histoire (voir paragraphes suivants).

 

Un personnage refusant le titre d’héro

Iori Shijima est un adolescent de 16 ans, doté d’un caractère allant aux antipodes des shonen habituels. Pour faire court, Iori n’a qu’un seul objectif dans sa vie, celui d’atteindre la banalité la plus transparente possible… Afin d’atteindre ses objectifs, ce dernier tient rigoureusement un carnet où il inscrit chaque année, avec réajustement, les différentes possibilités dans sa vie (allant de son avenir professionnel à la date de son mariage). Un contrôle exacerbé, pour une vie sans surprise. Néanmoins, à travers ses mots puis ses actes, nous pouvons déchiffrer quelques incohérences, à savoir :

C’est pas mon truc, de m’occuper des autres

Iori Shijima, chap.1

Alors qu’il s’occupe tant bien que mal de sa « mère », et effectue la gestion formelle et informelle de la maison. Tout comme, les personnages extérieurs à sa famille, qui lui demande de l’aide.

C’est pourquoi, deux tournures sont possibles : conserver cette nonchalance, et cet aspect atypique chez Iori, le personnage principal, ou bien faire évoluer ce dernier dans une toute autre mesure, évoluant ainsi d’anti-héro à héro. Dans les deux cas, ces différentes perspectives peuvent se révéler intéressantes, à voir comment l’auteur arrive à mener la construction du récit.

Une vie « programmée »

Qu’est-ce qui pourrait être pire que de se réveiller un matin et apprendre soudainement que notre vie entière n’est qu’une illusion ? Notre histoire n’est-elle que fiction ? Avons-nous réellement un libre arbitre ?

Nous assistons ici à un réel bouleversement psychologique. Une véritable annihilation du libre arbitre. Une vie « programmée », construite de toutes pièces, inhibant tout liberté de choix réel – comme dépossédé de sa propre vie. Chaque individu possède un libre arbitre, or ici Iori Shijima n’a jamais pu user du sien étant donné qu’il a été introduit depuis sa tendre enfance au cœur d’un programme allant des relations familiales et/ou amicales faussées à un avenir préprogrammé = ce qui d’ailleurs, est plutôt humoristique, lorsque l’on sait que Iori veut contrôler sa vie, jusqu’à planifier son mariage à l’avance, alors que celui-ci n’a pas de petite copine. Une sorte de mise en abyme.

Un monde porté sur le déclin

Une question se pose, à savoir : Pour quelles raisons, le système étatique de cet univers a-t-il pu en arriver à des mesures aussi drastiques et extrêmes ? Je parle ici d’un système étatique, mais il serait plus juste de le définir sous un régime autoritaire et dictatorial. 

Nous pouvons dès lors observer que la situation actuelle du monde, dans lequel se retrouve nos personnages principaux, est tout bonnement complexe. L’avenir de l’humanité se retrouvant dès lors entre les mains de deux grands organismes… Deux manières de voir le monde, et d’en affronter ses problèmes. Autrement dit, deux possibilités d’ouverture sur les prochains tomes de cette série. A voir désormais, où est-ce que les auteurs décideront de nous emmener. 

Un brin de parodie

A plusieurs reprises, cet ouvrage m’a fait sourire. Iori Shijima, notre protagoniste principal, incarne parfaitement ce que l’on pourrait communément appeler : l’éloge de la banalité. A mon sens, c’est en quoi cet ouvrage se révèle être le plus intéressant, mais pour cela, je vous en laisse juge ! 

Partagez-moi votre avis sur la question. 

Questionnaire 

Avez-vous lu ATRAIL ?

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